Le Chemin des Dieux

Part 25

Baron

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En prison : Athara et Ranine.

Athara avait une idée derrière la tête, mais ne pouvait pas se permettre que Ranine voie cela. Elle passa la main discrètement entre ses seins, extirpant un petit sachet. Se frottant la main avec ce qu’il contenait, elle s’approcha de sa compagne de geôle et lui écrasa contre le nez. Elle mit très peu de temps à sombrer. Enfin seule, éveillée, elle ôta ses sandales, ouvrit les semelles pour en sortir un sachet de poudre pourpre de la première, une fiole de la seconde.

« Athara : Je vais avoir besoin de toi, mon ami… »

Après avoir tracé au sol des écritures, elle se concentra, marmonna à plusieurs reprises son nom. Poliamidès apparut.

« Athara : J’ai besoin de ton aide et de tes ombres !

Poliamidès : Je t’écoute, maîtresse.

Athara : Envoie-les repérer les présences. Je veux savoir où sont mes agresseurs et mes compagnons. Vois si tu peux ouvrir cette porte en sécurité. »

Il ne fallut qu’une poignée de secondes pour que les informations arrivent.

« Poliamidès : Elles sont en route maîtresse. Derrière la porte, il n’y a personne. Au bout du couloir, un homme.

Athara : Mon bâton ? Tu sais où il est ? Peux-tu me l’apporter ?

Poliamidès : Je vais de ce pas le chercher, maîtresse. »

Il passa à travers la porte. Elle en profita pour mieux caler Ranine dans un coin, elle allait dormir encore un bout de temps. Au moins, elle ne sera pas exposée au danger. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit. Poliamidès était de retour.

« Athara : Mon bâton ! Parfait.

Poliamidès : Mes ombres m’ont informée. Quatre hommes dans les environs. Vos trois compagnons en chemin, ils seront là d’ici peu.

Athara : Penses-tu qu’ils ont une chance de venir me délivrer ?

Poliamidès : Non, maîtresse, ils sont déjà repérés par deux des hommes. Ils seront pris par surprise.

Athara : Merci, mon ami. Va faire en sorte de faire une diversion pour qu’ils ne se fassent pas prendre. Je m’occupe des deux autres. Dis-moi où se trouve l’autre homme.

Poliamidès : Il est au-dessus, il se repose dans une chambre. Son corps est faible.

Athara : Parfait. Laisse une ombre surveiller Ranine. Tu sembles soucieux…

Poliamidès : Une de mes ombres m’a rapporté quelque chose d’étrange… Je vous demande la permission de m’y rendre pour vérifier moi-même.

Athara : Étrange, c’est-à-dire ?

Poliamidès : Une source de magie, vivante, énorme !

Athara : Hum… Oui, va vérifier… J’espère que ce n’est pas… Non ! C’est impossible ! »

Ils partirent chacun de leur côté. Athara, silencieuse comme un chaton, arriva au bout du couloir. Dans une petite pièce, un homme d’une cinquantaine d’années à première vue, assis sur une chaise, aiguisait sa lame. Activité ô combien déplaisante lorsqu’on sait qu’il est le geôlier du coin ! Sans aucune peur, elle lui fit face.

« Ydranos : Comment es-tu sortie de ta cellule ?

Athara : C’est moi qui pose les questions ! Qui es-tu ?

Ydranos : Effrontée ! Je suis Ydranos. Si tu ne retournes pas dans ta cage, ce sera le dernier nom que tu entendras.

Athara : Ne sois pas si sûr de toi, vieil homme !

Ydranos : Impertinente ! Je vais te… Je… Mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Athara : À défaut de te clouer le bec, je t’ai cloué au sol. »

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