Le Chemin des Dieux

Part 15

Baron

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Linès rejoignit tout le monde avec de l’eau fraîche. Lui non plus ne savait pas ce que cela représentait. Il distribua les gourdes. Marlande s’approcha d’un des murs. Elle s’hydrata, Ranine la rejoint alors.

« Ranine : Tu sais pas ? Shaël m’a fait des avances hier soir avec un plein sac de coquillages ! »

Marlande ne put retenir l’eau dans sa bouche après cette révélation, entre drôlerie et tristesse.

« Marlande : Quand même ! Mais t’as…

Ranine : Non non, j’ai refusé… Enfin…

Marlande : Tu l’as soulagé ?

Ranine : Mais non !! Juste un petit bisou, contre un coquillage ! Attends, regarde, il est trop beau !

Marlande : Ouais, c’est un coquillage quoi…

Ranine : C’est vrai que dans ta famille…

Marlande : Dans ma famille ?

Ranine : Bah ! Vous êtes pas très ouverts au troc de ce qu’on dit…

Marlande : Disons que c’est pas bien vu de louer son corps… Nous, on l’offre.

Athara : Vous avez fait quoi ?

Marlande à Athara : Moi ? J’ai rien fait ! C’est Ranine !

Athara : Et tu as fait quoi, Ranine ?

Ranine : Mais rien de sale ! Je l’ai juste embrassé ! !

Athara : T’as embrassé le mur ?

Ranine : Comment ça, le mur ?

Marlande : Dieux ! Regarde ! Un carreau bleu… C’est l’eau… Arrêtez de boire, balancez tout sur les murs ! »

Sitôt dit, sitôt fait. En quelques instants, ils avaient badigeonné les murs d’eau. De nouveaux carreaux apparurent.

« Marlande : Le premier a perdu de sa couleur… Ils sèchent vite… Shaël, Linès, allez chercher de l’eau. »

Les deux garçons s’exécutèrent.

« Marlande à Athara : Tu comprends quelque chose toi ?

Athara : Non… Eau… Feu… Mais toujours rien de concret… Même si cela représentait un texte et qu’il manquait un tiers des carreaux on devrait reconnaître.

Ranine : Et s’il en manque encore plus ?

Marlande : Non, ça en ferait trop… Je suis quasi sûr que tout est là, mais qu’on ne le voit pas. Si seulement on pouvait voir plus haut…

Ranine : J’ai une idée… »

L’idée était toute simple, elle jeta sa torche le plus haut possible. Elles la regardaient monter, ralentir, puis redescendre et s’éclater en étincelles au sol.

« Marlande : Le sol… On a oublié le sol ! »

Elles attendirent les garçons. Les carreaux furent chauffés, puis passés à l’eau. Ils calèrent leurs torches avec leurs sacs pour pouvoir éclairer l’ensemble du sol. Se placèrent contre le mur pour avoir du recul. Enfin du concret. Un texte apparu.

« Marlande : C’est écrit : « Par deux coups au départ de la fin, d’un en trois, de deux en quatre, gardez la mesure qui mènera aux cieux »

Ranine : Mais ça veut rien dire ! Tu es sûre que c’est écrit ça ?

Linès : Oui, elle ne fait pas erreur…

Athara : C’est une énigme…

Shaël : C’est compliqué.

Athara : Une énigme simple n’aurait pas d’intérêt…

Marlande : Si l’on raisonne bêtement, il y a des carreaux à cogner par deux fois à intervalle régulier, mais il va falloir aussi grimper.

Shaël : S’il faut cogner tous les carreaux, ça va être long…

Ranine : Déjà ceux du sol, on n’a pas à les cogner.

Marlande : Pourquoi dis-tu ça ?

Ranine : Je sais pas…

Athara : Ce qui nous aide beaucoup !

Linès : Les gens qui ont construit ça sont des génies.

Athara : J’aurai dit des sadiques… »

Marlande, jamais à court d’idées, en pensant aux paroles de Ranine, s’approcha de la fin du texte, le dernier carreau de la dernière lettre était au sol mais contre le mur… Ce serait à la fois évident et traître… Elle sortit de son sac un petit marteau, avec délicatesse elle cogna le carreau deux fois. Un petit cliquetis se fit entendre.

« Marlande : Je crois qu’on a trouvé le premier. D’un en trois… Je dirais que soit le suivant est à côté soit il est à trois carreaux de distance.

Ranine : Mais comment savoir lequel ?

Shaël : On les cogne tous ?

Marlande : Taisez-vous… J’essaie ceux autour. »

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