Le Chemin des Dieux

Part 14

Baron

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Il se mit près d’elle, créant une zone d’ombre pour faciliter son sommeil. Elle s’endormit… Son besoin de repos était bien plus grand qu’elle ne l’eut cru. Elle s’éveilla affamée et mangea toutes ses réserves.

« Athara : J’ai soif, ma gourde est restée dans mon sac ! Bon sang !

Poliamidès : Ce n’est rien, venez, il y a de l’eau tout près maîtresse. »

Il ne se déplaçait pas en marchant, il semblait, comme une ombre, flotter au ras du sol. Il la porta au point d’eau.

« Athara : Rappelle ton ombre, il faut que je sache où ils en sont, j’ai l’impression d’avoir dormi trois jours.

Poliamidès : Je ne me suis pas permis de compter, maîtresse, ils sont bientôt arrivés au bout, proche de la salle de passage. »

Les ombres de Poliamidès se déplacent vite, mais lorsqu’elles sont rappelées, c’est instantané.

« Athara : Il faut absolument que je les rejoigne maintenant ! Tu aurais dû me réveiller bien plus tôt.

Poliamidès : Ils ont fait un bien long parcours à travers les méandres du labyrinthe. Il ne me faudra pas autant de temps pour vous y porter.

Athara : Je vois… Ne perdons pas de temps. »

Poliamidès prit Athara dans ses bras et la fit disparaître sous son long manteau. Il fonça longeant les murs à grande allure. Lorsqu’il vit les autres, il s’arrêta. Sans en dire plus, Athara lui fit signe de partir en lui souriant et hochant de la tête. Il partit à reculons à travers les murs. Elle fit quelques pas et rejoignit la troupe.

Seconde salle de passage : Lever des élus.

Ils se réveillèrent avec des gargouillis d’estomac. Shaël a faim. Il n’est pas le seul. Linès s’était proposé afin d’aller chercher de l’eau pour tout le monde. Pendant ce temps-là, les investigations reprirent.

« Marlande : Cherchez un signe, quelque chose de différent.

Ranine : Mais ils sont tous identiques les carreaux !

Marlande : Vois si tu peux en pousser, si certains bougent…

Shaël : J’ai essayé sur plusieurs, mais rien.

Marlande : Continue… »

Ils avaient raison… Rien, pas le plus petit indice. C’est l’huile pour les torches qui finira par manquer si rien n’est trouvé.

« Ranine : Aaaahhh ! J’ai tout noirci les carreaux avec ma torche ! !

Athara : T’as pas à craindre que le proprio vienne râler.

Ranine : Marlande… Je crois que j’ai trouvé quelque chose…

Marlande : Quoi ? »

Elle montra au groupe la découverte accidentelle. En approchant la torche près des carreaux, ils noircissaient, mais pas que. Une partie d’entre eux avaient changé de couleur.

« Marlande : Éloignez les torches… »

Tout le monde recula.

« Athara : Ils brillent… Du phosphore !

Marlande : Pourquoi n’avons-nous pas pu le voir avant ? Un peu de lumière aurait dû suffire ?

Athara : Pas forcément, il fallait sans doute chaleur et lumière pour les activer. Tout dépend du mélange utilisé.

Marlande : Chacun une torche… Chauffons ces murs !

Shaël : On fait comment pour en haut ? »

C’était une question judicieuse, une fois qu’ils avaient tout chauffé à hauteur d’homme, ils étaient bloqués. Les carreaux verts, disparates, ne donnaient rien qu’ils puissent interpréter.

« Marlande : Si quelqu’un a une idée…

Ranine : Là, on dirait des yeux et une bouche.

Shaël : On dirait plus des seins, non ?

Athara : T’en as jamais vu, comment peux-tu le savoir ? »

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