BaronCrapo en Ensulsis

Sur une petite route de campagne, deux sœurs s’interrogent…

Baron

Bonjour, merci aux votant(es). Le sens de l’orientation c’est pas pour les vrais aventuriers…

 

Sur une petite route de campagne, deux sœurs s’interrogent…

 

« _ Regarde, il est tombé comme ça… Donc le port c’est à droite !

 

_ Non, les traces, je suis sûr qu’il s’est tourné avant de tomber, c’est donc à gauche !

 

_ Ciny, fais-moi confiance !

 

_ La dernière fois que je t’ai fais confiance sur la route à suivre, dois-je te rappeler toutes les emmerdes que ça nous à rapporté ?

 

_ Te plain pas, c’est pas toi qui a eut un lots de pouilleux comme fiancés…

 

_ Allons par-là, je sens déjà le vent des cotes !

 

_ D’accord, je te fais confiance… Mais reconnais que ton chemin est le moins propre, on dirait qu’un troupeau de gleubi s’en est servit comme chiottes ! »

 

Pendant ce temps là, loin très loin dans les terres des royaumes, à l’auberge d’une petite bourgade nommée Cendreterre, quelques hommes mettaient une ambiance détestable.

 

« _ Alors ! On nous sert ? C’est quoi cette baraque ?

_ Ouais il fou quoi le patron ? Il va nous laissez crever de soif ? »

 

Ils étaient un groupe de cinq autour d’une table à brayer sans cesse, de plus en plus pressant pour avoir leur dose d’alcool. Des inconnus qu’on avait jamais vu dans la régions. Le patron un peu trouillard envoya sa fille les servir. Rosaire. Elle détestait son prénom, tout le monde l’appelait Rosa ou Rosaï. Elle avait de longs cheveux noirs toujours nattés, des yeux vert pour l’un et bleu pour l’autre, petite incongruité de la nature qui lui aurait valu bien des misères. Dans sa petite enfance, elle fut rejetée, prise pour cible et faillit finir au bûcher. Un homme par chance s’interposa et fit d’elle la mascotte aimée de tous. Ah s’il la voyait aujourd’hui…

 

« _ Que ces messieurs se rassurent, voici de quoi tenir, trois beaux pichets de vin !

 

_ Ahah ! C’est qu’elle est mignonne la petite !

 

_ Ouais, tu vas te joindre à nous ?

 

_ Messieurs, votre proposition me touche mais j’ai d’autres tables à servir, même si vous avez fait fuir nos habitués. Vous me devez huit piécettes.

 

_ Attends, on va surement s’arranger autrement… »

 

Celui qui semblait être une sorte de meneur du groupe, attrapa la jolie serveuse par la croupe. La cala sur ses genoux et de ses bras, l’emprisonna. Elle n’eut pas le temps de réagir, son plateau s’étala de tout son plat sur le sol, elle poussa un léger gémissement. La porte s’ouvrit, trois étrangers entrèrent.

 

« _ Baron, t’es sûr de toi ? Y a de bien plus belles auberges partout en ville !

 

_ Non c’est ici, je le sens…

 

_ Viens Vigi, si il le sent, ce ne peut être qu’ici ! »

 

Vigillia fit une moue et mit un peu de temps avant de les suivre dans cet immonde lieu. À son tour elle franchit le seuil de l porte. Les visages des gens semblaient marqués par leur vie, leurs épreuves en hautes mer. Des trognes impensables. Ils faisait sombre, les vitres sales ne laissaient que peu filtrer la lumière du jour. Une épaisse fumée planait tout contre le plafond trop bas. Les marins aiment la pipe, c’est bien connu. Elle toussa, descendit les marches et s’assit avec ses compagnons. Méllia la regarda de haut en bas, elle s’était encore changée. Pantalon court laissant ses mollets prendre l’air, sandales montantes, chemise blanche, veste et tricorne bordeaux. Le BaronCrapo se leva.

 

« _ S’il vous plait messieurs dames ! Y a-t-il parmi vous des capitaines disposés à me louer ses services ? »

 

Un bref silence, puis tous reprirent leur conversation. Personne n’alla vers lui. Il insista.

 

« _ Peut-être qu’un de vous pourrait m’indiquer un capitaine courageux ? Je paye très bien !

 

_ Et l’étranger, tu m’intéresses ! Tu veux aller où ?

 

_ Voilà enfin un capitaine ! Je dois suivre la route des îles, vers Ensulsis !

 

_ Tu es fou ! Parbleu ! Personne même pour une fortune ne t’emmènera là-bas. La route des îles est trop longue et trop dangereuse. Laisses tomber. »

 

Il se rassit. Le Baron prit deux chambres et se fit monter une collation. Il savait que c’était loin d’être facile de pouvoir trouver un navire. Cependant il espérait au moins une petite piste. Alors qu’il débutait son repas, on frappa à la porte.

 

« _ On a jamais vraiment parlé toute les deux, tu es bien jeune pour suivre le Baron.

 

_ Non, et j’ai pas envie de te parler. »

 

Méllia parti de la taverne, elle n’avait pas peur de se balader seule en ville. Lorsqu’un problème pointait le bout de son nez, ce n’était jamais elle qu’il fallait sauver. Vigillia seule, continua à boire, un peu décontenancée par cette fichu gamine mal élevée. Après s’être enfilé un plein pichet de vin à elle seule, elle décida d’aller dire deux mots au Baron, après tout c’est une de ses filles. Elle frappa à la porte qui sous les coups trop appuyé s’ouvrit. Un plat froid à peine entamé, une fenêtre grande ouverte, et personne.

 

« _ Ali…

 

_ Quoi ?

 

_ Je crois que c’est pas la bonne route…

 

_ Pourquoi tu dis ça ? On a bien trouvé la mer non ?

 

_ Oui, mais on suit la côte dans le mauvais sens…

 

_ Ciny… Ça fait deux jours qu’on suit la côte…

 

_ Je sais… »

 

Soudain, un homme sortit de dessous le sable, s’époussetant il tendit un bâton vers les sœurs et dit :

 

« _ Ne bouger plus, je vous cerne tout autour de vous, pas moyen que vous m’échappiez ! Gardez votre raison et laissez moi vos valeurs et fortunes ! Car je suis…

 

_ Tu crois qu’il va chanter Ali ? » Dit alors Ciny en s’agrippant à sa sœur.

 

Merci de m’avoir lu ! La semaine prochaine fin du 4ème chapitre, j’espère que vous vous ennuyez toujours pas à me lire.

 

Les choix de la semaine :

 

1 – Il chante…

2 – Vigillia part à la recherche du Baron.

 

 

Chap 4 Part 2 Chap 4 Part 4

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