BaronCrapo en Ensulsis

BaronCrapo en Ensulsis Chap 11

Baron

Bonjour, et voici la dernière partie de ce chapitre en espérant qu’elle réponde à quelques unes de vos attentes. N’ayez crainte, les votes et actions engendrées par vos votes finiront toujours pas arrivés…

Chap 3 part 4/4

« _ Tu as bien grandis, je n’étais pas persuadé de t’avoir reconnu…

_ Vous… Vous… Vous allez payer pour ce que vous m’avez fait à moi et à ma famille !

_ Et que compte-tu me faire ? Me tuer ? Alors que je suis le seul à pouvoir t’aider à rentrer chez toi ? Es-tu sûr ? Et lui là, que crois-tu qu’il fera ? Je suis votre unique chance à vous deux…

_ Espèce de… » Elle tomba à genoux, il avait raison… toutes ces années à vouloir sa mort… Toutes ces années à le haïr pour en arriver à ce constat… »

La barrière faiblissait avec le moral de Vigillia qui s’effondrait. L’érudit allait en profiter… C’est alors qu’une épée trancha de part en part la barrière annulant d’un seul coup tout ses effets. À la grande surprise de tous, à côté du Baron, venant de mettre fin à cet étrange sort, se tenait Alinaë.

« _ L’épée de glace ! Dit alors l’érudit. Vous en avez beaucoup des comme ça ?

_ Ce n’est pas important ! Ali, comment diable es-tu arrivée là ? Vigillia qu’est-ce qui t’as pris ? »

L’ambiance était un peu étrange, les événements c’était un peu précipité et les explications manquaient cruellement.

« _ Baron, j’en sais rien, j’étais là haut avec Ciny… Et on a vu la colonne on a pensé à toi et je suis arrivée là… J’en sais pas plus !

_ Un probable effet secondaire de la quédouille, on savait que des choses étranges pouvaient arrivées…

_ On va pas s’en plaindre, je crois que je suis arrivée à temps ! ». Dit-elle avec un large sourire.

Profitant de ce moment de répit, le Baron s’agenouilla près de Vigillia encore tremblotante. Elle se laissa approcher, n’étant pas de force à repousser la moindre gentillesse.

 

« _ Le temps qu’elle se remette, je vais vous raconter notre histoire…

Je suis né en Ensulsis, ça vous le saviez déjà. Vous avez aussi sans doute compris que Vigillia, comme elle se fait aujourd’hui appeler en vient aussi. Ce que vous ignorez, c’est qu’elle se nomme Mirelinne Le Hausseur, fille unique de Gaylor le Hausseur, le roi des trois duchés humains d’Ensulsis. Il y a une quinzaine d’années, le roi lui-même m’a demandé d’emporter sa fille loin des querelles. Le royaume était en pleine guerre civil et tout roi qu’il était il ne pouvait plus assurer la paix. Les duchés sont puissants et très indépendants. Il a donc décidé de protéger sa fille à tout prix. Ensulsis est une contrée dangereuse, j’ai pris alors le plus gros risque. Une nuit j’ai enlevé Mirelinne, l’emportant sur un navire nous avons quitté le pays… Croyez-moi, c’est le genre de voyage qu’on fait à sens unique. Aucun de ceux qui sont partis sont revenu, aucun de ceux qui ont voulu s’y rendre n’y sont arrivé…

_ Mais vous, qu’est ce qui fait que vous avez réussi ? Je ne crois guère en la chance.

_ Une grande différence… J’avais la boussole des premiers temps.

_ Qu’a-t-elle de particulier ?

_ Comprends Baron qu’il s’agit d’une boussole emprunt de magie primaire, celle des premiers habitant d’Ensulsis, sans qui il n’y aurait nulle magie aujourd’hui. Elle comporte trois aiguilles, l’une indiquant les habituels points cardinaux, une deuxième indiquant les continents et îles des mondes hermétiques, et la troisième les uniques point de passage !

_ Les mondes hermétiques ?

_ La magie des premiers a engendré des mondes fermés, Ensulsis en est le plus gros morceau, mais il existe bien d’autre îles, et peut-être des continents entiers dont personne ne soupçonne l’existence !

_ Et sans cette boussole… Comment aurions-nous pu nous en sortir ?

_ Mon journal de bord est suffisant, il indique tout ce que vous devez savoir. La boussole je ne l’ai plus, elle s’est brisée et il ne m’a pas été possible de la reconstituer. Ce ne sera pas un voyage d’agrément sois-en sûr. »

Vigillia se releva, comme l’autre fois ses vêtements avaient changés sans qu’on sache trop comment. Elle était vêtu d’une robe blanche cintrée à la taille, mettant en avant tout ce qui fait d’elle une femme, de simple sandales de cuir au pied avaient remplacées ses bottines d’aventurières. Son visage était à nouveau remplit de cette assurance qui plaisait tant au Baron.

« _ Baron… Il oublie de te dire qu’il m’a aussi abandonnée seule dans une église. Que pendant les mois de traversée, j’étais enfermée dans la cale et à peine nourrie. Tout les marins ont été tués ou ont disparus… Il ment surement sur tout le reste ! Ne lui fait pas confiance !

_ Ne me jugez pas trop vite. Quoi de mieux pour la protéger ? Une nouvelle vie, aucun témoins et le seul homme identifiable à des lieux d’elle ! Qui sait si d’autre ont trouvé le moyen de quitter Ensulsis ! Elle est la fille du vieux Roi, la seule légitime au pouvoir ! Son cadavre est un allé direct sur le trône !

_ Vos arguments sont justes… Mais ne me croyez-pas si naïf, vous êtes loin de tout nous dire, je le sens…

_ Vous savez le principal. Vigillia, ne doit pas retourner là-bas… Quand à toi, réfléchis bien à deux fois avant d’entamer le voyage et lis bien mon journal… Laisser moi maintenant, vous avez fait assez de dégât !

_ Baron ? On va pas partir comme ça ? Après ce qu’il m’a fait !

_ Vigillia, il faut apprendre à mettre le passé de côté, c’est un vieil homme, nous avons bien d’autres choses à faire, comme un long voyage à préparer. La vengeance n’est pas notre guide aujourd’hui. »

Elle fit une moue boudeuse et ne décrocha plus un mot. Alinaë les suivis non sans jeter un regard vers l’érudit. Lui signifiant qu’il avait intérêt à se tenir à carreau. Le Baron se laissa doubler et sans se retourner voulu ajouter un dernière remarque :

« _ Vieil homme, que plus jamais une des miennes n’entendent parler d’un ours sévissant dans le coin où je crains fort qu’elles ne lui fassent la peau ! »

La seule réponse qu’entendit le Baron fut un grognement. Il ne s’en plaignît pas et continua sa route. Alinaë raconta ce qu’elles avaient découvert plus haut avec Ciny et la possibilité que l’usurpateur ait survécu. Vigillia ne décrocha pas un mot jusqu’au camp et se rendit dans sa chambre. Et pendant ce temps dans la cave…

« _ J’ai réussi !!

_ On a réussit ! Euh… On a réussit quoi au juste ?

_ C’est vrais, tu m’as bien secondé ! Ce que j’ai réalisé va me permettre de… Attend je crois reconnaître la voix de Baron… Pas un mots sur tout ça !

_ Jeune dame, cela restera notre petit secret ! »

L’érudit avait fort à faire pour avoir un toit de fortune avant la nuit. Alors que ses impromptus invités avaient pris assez le large, une petite voie sortie de derrière une étagère se fit entendre :

« _ Il semble que cet homme soit à la hauteur de sa réputation, est-il bon de le laisser en vie ?

_ N’ai crainte, il n’est qu’un novice face à moi. À l’heure qu’il est le vieux Roi doit être décomposé, et le pays doit être en guerre. Ensulsis va rappeler ses guerriers…

_ Il possède le sabre de l’immortel, la femme l’épée de glace… Il risque de se faire d’autres alliés. Il a su pour l’ours… »

C’est une petite créature ailée qui s’envola de derrière un bocal pour se poser sur une table couverte de tuiles brisées. On aurait dit une humaine miniature, avec des ailes de libellules colorées en vert. Grande comme un pied d’adulte, de longs cheveux bruns attachés, des oreilles petites et rondes, un petit nez pointant droit, des yeux orangés, et seulement quatre doigts. Se faisant un siège confortable elle attendit la réaction de son ami. Celui-ci laissa tout les débris, se dirigea vers sa couche, la souleva et la vira violemment. Deux anneaux à bonne distance dépassaient du plancher. Il les tira ouvrant ainsi un rangement bien discret. Divers objets tous bien emballés dans des tissus pour les protéger étaient cachés pêle-mêle. Il sortit d’abord un petit coffret orné de symboles d’un autre temps. Il l’ouvrit. Une magnifique boussole à trois aiguilles dès plus fonctionnelle y était rangée. Avec plus de mal il sortit un long objet, défit les nœuds et la toile qui le couvrait, et avec un petit sourire le saisit des deux mains.

« _ Il est temps pour nous aussi de retourner en Ensulsis, ma faux réclame son dû…

_ Hihi ! J’ai hâte ! »

Une rafale de vent fit tomber un livre resté en équilibre sur l’étagère, il s’ouvrit en tombant sur page manuscrite décrivant une arme exceptionnelle, la Faux des ténèbres… Une des douze armes majeures d’Ensulsis… La plus puissante…

Le chapitre 3 se termine… Un nouveau chapitre dès la semaine prochaine intitulé : « La Capitaine du Sans Rivage » ! Tradition oblige voici deux choix pour la narration à suivre :

1 – Retrouver l’usurpateur

2 – Vigillia a disparue

Encore merci de me suivre, n’oubliez pas de faire ma pub autour de vous si vous appréciez !

Chap 3 Part 3 Chap 4 Part 1

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