BaronCrapo en Ensulsis

BaronCrapo en Ensulsis Chap 7

Baron

[Assez de votes pour me décider, ça c’est joué à un cheveu ! Merci à vous. Suite et fin de ce second chapitre…]

Le cheval de Méllia avait parcouru de nombreuses lieues avant de s’arrêter de lui même pour une nuit de repos. En se couchant Méllia toujours inconsciente roula au sol et sous la protection de sa poupée resta endormie à reprendre des forces. Au matin, elle s’éveilla crachant encore de la terre. Elle en eut des relents toute la journée. Elle reprit la route, raccommodant sa petite héroïne.

Ce combat l’avait épuisée, elle savait que son jeune age était encore un frein à ses réelles possibilités. L’utilisation de la magie nécessitait plus que des aptitudes et de l’entraînement. Il fallait dosé chaque effort. Elle songea alors aux paroles du BaronCrapo lors des entraînements à leurs cabanes…

« _ Méllia, tu choisis toujours la puissance ! C’est une grave erreur. Si ton adversaire pare ou résiste à une attaque, il sera à même de prendre le dessus du combat. Comment t’expliquer… Viens nous allons faire un petit exercice. Tu vas courir aussi vite que tu peux vers la rivière, ne relâche pas tes forces jusqu’à ton arrivé là bas. Je t’y suivrais à mon propre rythme.

_ Le premier arrivé gagne ?

_ Non, Nous ferons un petit duel d’eau à la rivière, nous verrons qui gagnera ! »

Elle fit un signe de tête approbateur, elle n’était pas du genre bavarde déjà à cette époque. Elle se mit à courir, vite, évitant les obstacles à toutes allures. Frôler un arbre sur la droite, sauter au dessus d’une racine à la surface du sol, elle donna tout ce qu’elle avait. Son cœur battait, sa respiration s’accélérait. Bien avant la rivière elle faiblit, mais elle avait toujours suivit le Baron en ce qui concernait les cours. Sa volonté l’entraîna à la rivière où sur la berge elle s’effondra haletante sur un lit de feuille morte. Moins d’une minutes après, il arriva en petite foulée…

« _ Tu n’as pas l’air bien, es-tu prêtes ? »

C’est le nez dans les feuilles qu’elle répondit en grognant, mais elle se leva, épuisée.

« _ Bien, tu es encore debout ! Allons-y… »

Le Baron fit un geste et projeta de l’eau vers Méllia, elle aurait voulu faire de même mais rien… Impossible de se concentrer sur sa magie, son corps n’était pas remis de la course, elle prit l’eau de pleine face et tomba en arrière. Il vint vers elle pour l’aider à se relever.

« _ As-tu compris la leçon ?

_ Oui, je crois… Si je m’épuise trop vite, je ne peu plus rien faire. Il ne faut plus que je mette toute ma force dans un seul coup… »

Elle n’oublia pas cette leçon ni le rhume qu’elle attrapa ce jour-là. Elle n’avait eu de cesse de s’entraîner, de se concentrer, de forger son corps et son esprit à une grande discipline. Mais cela ne suffisait pas, l’immaturité de son enveloppe corporel en pleine croissance était un frein permanent. Ramassol aurait pu gagner, il s’en est fallu d’un cheveux, cela ne devait pas se reproduire. Le reste du trajet elle le passa à s’entraîner…

Plus loin, sur une autre route…

« _ Je goute la première et si c’est bon je te le dirais.

_ D’accord… » acquiesça fébrilement Cyni.

Alinaë croqua sans trop se poser de question, tout ce boulot à plusieurs mètres du sol l’avait affamée. En mâchant, elle fit une drôle de tête ce qui inquiéta Cyni, puis sourit.

« _ C’est très bon, acidulé au début mais très sucrée ! J’en fini la moitié et tu termines. »

Elle tendit le fruit, Cyni allait le porter à sa bouche lorsque derrière elle, elle entendit sa sœur s’écrouler.

« _ Ali ? ALIIII !!! »

La ferme de Timouille était en vue. Elle couru la chercher.

« _ Timouille !! Timouille !!

_ Oh, tu es de retour ! Si vous saviez, si vous saviez, j’ai eu peur que vous ne reveniez ! Mais où est donc ton panier ?

_ Auprès de ma soeur qui a gouté une quédouille, elle s’est effondrée.

_ Ah mais quelle idée, si vous saviez si vous saviez. Allons vite la ramener au chaud. »

Nigourdin, la jambe ficelée à des planches de bois était affalé sur des coussins près de la cheminée où un feu naissant annonçait une soirée un peu froide. Alinaë fut allongé dans le lit des époux après que les draps furent changés. Timouille malgré une certaine pauvreté, sait recevoir les voyageurs, surtout ceux qui l’ont aidé à avoir un semblant de récolte.

Elle rassura Cyni, les quédouilles, ont des effets variés sur les gens qui en goutent. Cela débute toujours pas un sommeil long mais reposant. Suivit de colique et de vomissement durant parfois plusieurs jours. En de très rares cas des effets étranges apparaissent dans les semaines qui suivent, luminescence de la peau, perceptions exacerbées, augmentation de la puissance magique, etc… C’est d’ailleurs le travail des alchimistes sur ce fruit, séparé un tas d’éléments et concevoir des potions pour tout et rien.

Une fois remise, elles repartirent. Alinaë ralentit beaucoup le trajets pour diverses raisons déjà énumérés. C’est après avoir quitté la ville 6 jours plus tôt qu’elles arrivèrent enfin au delà de la foret. Elle virent alors au bout des vastes jardins à flan de colline le village des mineurs de Campebrousse. Elles descendirent de cheval, pour faire le reste du chemin à pied. Ces braves montures sont bien fourbues, cela leur fera le plus grand bien.

Du bruit se fit entendre, elles se retournèrent et eurent la joie de voir Méllia arriver, elle semblait un peu ailleurs, mais fut très heureuse de serrer ses sœurs dans ses bras. Alinaë était bien surprise de la voir seule, et la questionna aussitôt. Elle raconta alors son périple, et son étonnement à elle, mais où sont donc le Baroncrapo et Vigillia ? Ali leva un sourcil et dit :

« _ Ils sont peut être déjà à l’auberge en train de …

_ Ali ! Ce n’est plus le genre de Baron…

_ Tu es bien naïve Cyni, tu as bien vu comment il la regardait !

_ J’ai surtout vu comment elle le regardait… Il n’a aucune chance. » Ajouta Méllia.

Cyni raconta à son tour ce qui c’était passé durant ces six jours, et sortit une quédouille que Timouille lui avait donné pour leur peine, un seul fruit ne semble pas être grand chose mais sa rareté n’est pas anodine. Méllia le regarda avec des grand yeux, elle n’avait jamais voulu tremper dans l’alchimie jusqu’à présent mais les derniers événement l’ont bien fait réfléchir.

« _ Vous voulez bien me le donner ? Je voudrais en faire des potions avec !

_ Si tu veux… Ali, t’en pense quoi ? Tu voulais le manger ?

_ Hum… Non pas trop envie d’en reprendre ! On allait le vendre… Du bruit ? Quelqu’un arrive ! »

En effet deux chevaux sortirent des fourrés chevauché par Vigillia et le BaronCrapo. Ils avaient l’air perdu. Alinaë l’interpella :

« _ Baron ? Tout va bien ?

_ Je… Oui… Non… Combien de temps ?

_ Combien de temps quoi ?

_ Depuis combien de temps avons nous quitté la ville ?

_ Cela fait six jour Baron, t’es sûr que…

_ 6 jours… 6 jours… Bon sang c’était pour moi il ya seulement quelques heures… Vigillia vous ?

_ Oui, quelques heures… Nous avons laissé la petite puis nous arrivons ici…

_ Je ne suis pas petite… »

Le BaronCrapo descendit de cheval, il s’assit sur un rocher et resta pensif. Tout le monde le regardait attendant qu’il sorte un peu de cet état…

« _ Non, rien… Rien ne semble différent… Que c’est-il passé durant ces 6 jours… »

Le soleil se couchait, l’ombre des montagnes assombrissait les cultures environnantes. Il décida d’aller au village, autant se reposer, il se sentait fatigué. La petite troupe suivit la route vers le village…

Fin du second Chapitre.

Le choix du jour vous semblera surement un peu simple, mais ne vous y fiez pas les aboutissements auxquels je songe pour l’un ou l’autre sont déterminant !

1 – Le fruit sera vendu.

2 – Le fruit sera confié aux bons soins de Méllia.

Le chapitre 3 des Aventures du BaronCrapo en Ensulsis s’intitule : Le secret de Vigillia ! Ouais je sais ça vous intrigue ! Merci à tous de me suivre !

Chap 2 Part 3 Chap 3 Part 1

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