AlIs 2.0

Des machines intelligentes

[Suite et Fin de la nouvelle de Mao, encore un très très grand merci pour ce partage !! – Baron]

Il paraît que créer des machines intelligentes est le rêve de l’Homme. Il veut créer son égal, mais en moins faible, en plus autonome. Il veut une machine qui accomplisse « des tâches que l’homme accomplit en utilisant son intelligence ». Il veut cette intelligence sans les émotions parasitaires, sans tout ce qui fait de l’être humain un Homme. Et peut-être même qu’il veut se livrer à cette entité sans sentiments, parce que c’est tellement plus facile de tout rationaliser. Il pense que les machines peuvent réussir là où nous avons échoué, pour tous nous réunir et nous unifier. Egaux, enfin. Vraiment. Qu’importe le prix.

Il paraît que quoi qu’on fasse, il y aura toujours des gens qui disent «  c’était mieux avant ». J’assume être de ces personnes-là. C’est ce que je pense alors que je caresse les cheveux de Gabriel, emmitouflé dans une couverture. C’est ce que je pense en me levant et me dirigeant vers la fenêtre. Le paysage en contrebas est magnifique. La forêt s’étend sous mes yeux, et je vois la ville au loin qui étincelle comme un diamant. Ils doivent se préparer consciencieusement là-bas. Nous aussi.

La puce que papa a implanté à mon petit frère il y a dix ans contient un virus capable de redonner leur liberté aux hommes. On la trouvera et on décryptera ses algorithmes. On les copiera et on les enverra sur la ville.

La révolution est en marche.

Mon monde est un monde parfait. Un monde qui sent bon le magnolia en fleur et la figue qui mûrit au soleil, un monde où tout un chacun est poli et respectueux, un monde où chaque personne se trouve sur un pied d’égalité avec son voisin. Personne n’est exclu, tout le monde est intégré. Ce monde est parfait, mais je vais tenter de le détruire.

Vous pouvez dire que ma vie craint. Ce serait vrai. Seulement j’ai retrouvé mon petit frère, il y a quelque part en lui la clé qui libérera l’Humanité, je suis une analyste hors pair et mon meilleur ami est un garçon plutôt mignon qui parle une langue étrange.

Alors que ma vie craigne, je m’en fiche un peu.

The radio does play / The classical music there, Jim / The march of the wooden soldiers / all you protest kids / you can hear Jack say, get ready, ah / Sweet Jane! Whoah! Sweet Jane! Sweet Jane!

FIN

Tu peux retrouver toute la nouvelle ici : Lire depuis le début
Intéressé-e par les histoires courtes ? En voici une autre : La petite fille rousse et le Monstre Tentacules

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